Irpavi et Murakami
- 11 février 2013 -
je pensais aller jusqu'à la maison de Vania, retrouver mes compagnons d'aventure pour caler les derniers points du montage de l'expo.
Ah! Mais Ici je suis à La Paz, au mois de février, où la saison des pluies impose ses lois aux hommes: les eaux affluent des rivières, au mieux enjambent les ponts, au pire fracassent tout sur leur passage.
Et c'est en jouant à cache-cache avec les débordements des eaux que je parviens à destination.
Dans la cuisine: monde clos, quasi foetal, rien ne nous atteint que nos propos d'artistes, nos conversations d'amis retrouvés....
Au soir, le même jeu de cache-cache m'attend pour retourner à la maison... Tout est décuplé, exacerbé: le pont d'Irpavi recouvert de flots, d'argiles et de sables, la grue qui s'agite dans la nuit pour enlever les décombres au fur et à mesure qu'ils s'amoncellent, les gens qui se fraient un passage, pour passer de l'autre côté, malgré tout...
Peut-être y a-t-il deux lunes ici !?.... Murakami ricane...